Loi Blanquer : la FCPE inquiète

Les parents au quotidien sont inquiets, ils ne parviennent pas à savoir comment la loi va transformer les mécanismes qu’ils connaissent et comment ils peuvent adhérer à une loi qui parait s’éloigner de leurs valeurs, de l’intérêt pour l’enfant. Voici pourquoi

L’article 1 ne rends pas justice au principe de la coéducation ancré dans les gênes même de la FCPE. Pourtant inscrit dans les lois de 1989 et 2013, le nouveau texte insiste surtout sur la notion de respect dû par les familles et élèves à l’institution scolaire, sans que le réciproque soit affirmé. Les parents se trouvent placés dans une position de soumission vis-à-vis des institutions.

Le projet de loi BLANQUER a évolué depuis son 1er examen. La position initiale présentée lors du CSA (Conseil Supérieur de l’Education) a beaucoup évolué avec l’apport de différents articles « fourre tout ».

La présence des drapeaux Français et Européen interroge sur le réel objectif de ce choix. Le flou est entier sur l’aspect pédagogique et notamment l’apport des principes de la république et de l’Europe que ces symboles véhiculent.

Les articles 2 à 4 traitent de l’instruction à 3 ans obligatoire. Les FCPE portent dans ces valeurs l’instruction à partir de 3 ans mais reste interrogative sur la participation des collectivités locales dans le financement des écoles privés sous contrat quand on connait l’impact des finances publiques, on peut se demander pourquoi un tel « cadeau » alors que l’argent publique est censé servir l’intérêt général.

L’apport des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) questionne. Des études sur les pôles expérimentaux auraient permis de mieux comprendre leur généralisation, mais au-delà, rien ou si peu n’est fait pour améliorer l’accueil des enfants porteurs de handicap, pas de plan pour une meilleure prise en charge d’affections comme celles des enfants « DYS ». La place de la prise en charge individualisée semble disparaitre alors que les classes sont majoritairement surchargées, induisant une scolarisation dégradée. Enfin les procédures d’attribution relevant de la MDPH (Maison départementale de l’autonomie) n'évolueront pas malgré la demande des parents

L’article 6 traite des établissement internationaux. L’article surprend de part son caractère inattendu permettant à l’établissement de désormais « choisir » ses élèves alors qu’il s’agit d’un établissement public.

Les établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) centralisent beaucoup d’inquiétude tant les interrogations sont fortes sur : La gouvernance des ces nouveaux établissements publics, la liaison école-collège, le lien avec les parents avec la disparition des directrices/eurs et bien sur la mutualisation inévitable des moyens humains, financiers et bâti. La périmètre d’action de ces "cités scolaires" ainsi que les moyens pour que les élèves puissent s’y rendre, auraient mérité un minimum d'intérêt s'agissant d'une attente forte des parents en même temps qu'un problème écologique.

L’arrivée des conseils d’évaluation de l’école semble se substituer aux instance existantes (Cnesco DEPP) alors que son intérêt n'a jamais été contesté.

Enfin, les assistants d’éducation (AED), jeunes enseignants en première année, seront amenés à intervenir dans les classes et cela interroge sur le véritable objectif car ces jeunes enseignants se retrouveront face à des enfants alors qu’ils n’auront aucune qualification, ni suivi de formation d’enseignant et embaucher sous un statut précaire. S'agit-il d'une réponse aux manques d’enseignants dans les établissements.

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